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Gaza : Le « Spirit of Rachel Corrie » brise le blocus israélien

Publié par Diatala sur 9 Août 2011, 09:15am

Catégories : #Gaza - Palestine

4545552200_1a34356306.jpgLe 31 juillet 2011
Mondialisation.ca - 2011-07-29

Note du rédacteur en chef du Centre de recherche sur la mondialisation 

Cet article de Julie Lévesque constitue la première partie d’un reportage sur le navire humanitaire solitaire « Spirit of Rachel Corrie » à destination de Gaza. Le navire a atteint les eaux palestiniennes avant d’être brutalement intercepté par la marine israélienne.

La mission a été organisée par Perdana Global Peace Foundation (PGPF) située à Kuala Lumpur.

Depuis plusieurs années déjà, Mondialisation.ca collabore activement avec PGPF dans une vaste initiative visant à criminaliser la guerre. C’est dans ce contexte de collaboration soutenue que Julie Lévesque, journaliste de Mondialisation.ca, a participé à cet important projet.

Contrairement à la Flottille de la liberté, laquelle a été l’objet de débats et de discussions dans les médias, la planification de la mission « Spirit of Rachel Corrie » n’a pas été rendue publique.

Les autorités israéliennes ont complètement été prises par surprise. Le Spirit of Rachel Corrie s’est rendu à moins d’un kilomètre du littoral de Gaza. La marine israélienne a agi de façon totalement improvisée, tirant sur l’équipage et les passagers jusqu’à ce que le Spirit of Rachel Corrie batte en retraite dans les eaux territoriales égyptiennes.

C’est avec un courage formidable que le Spirit of Rachel Corrie, mené par Matthias Chang de PGPF, a défié la légitimité du gouvernement israélien. Il a réussi à « percer » le blocus de Gaza, ainsi qu’à livrer par voie de terre son cargo humanitaire.

La première partie de cet article met l’accent sur les deux courageux activistes irlandais Derek et Jenny Graham, lesquels ont joué un rôle central dans l’organisation de la mission de l’an dernier, « Rachel Corrie », et celle de cette année, « Spirit of Rachel Corrie ».

Michel Chossudovsky, Mondialisation.ca/Global Research, 18 juillet 2011  


À la fin avril 2011, on m’a invitée à participer à la mission Spirit of Rachel Corrie à destination de Gaza. La mission était organisée par Perdana Global Peace Foundation, une organisation non gouvernementale malaysienne œuvrant à la promotion de la paix dans le monde et fondée par l'ancien président de la Malaysie, Tun Dr. Mahathir bin Mohamad.

 

Il s'agissait de la première tentative de briser le siège depuis l'agression brutale en 2010 du Mavi Marmara par des commandos israéliens, lesquels ont tué 9 activistes.

Jusqu'à maintenant, il s'agit de la seule mission à être entrée en eaux palestiniennes cette année. La marine israélienne a forcé le navire à rebrousser chemin sous la menace des armes. La mission a par la suite été bloquée dans les eaux territoriales égyptiennes au large du port d'El-Arich durant 7 semaines. Le cargo, des tuyaux de PVC rigide pour réparer le système d'assainissement détruit par l'armée israélienne, a été livré à Gaza. La seconde partie de cet article mettra l'accent sur la mission et ses implications.

La mission Spirit of Rachel Corrie ainsi que les récents événements entourant la tentative ratée de la Flottille de la liberté II visant à briser le siège illégal de Gaza ont mis en lumière l'importance de l'activisme international dédié à la cause Palestinienne.

Les Nations Unies ainsi que la majorité des gouvernements occidentaux ont appuyé le gouvernement israélien, affirmant que les tentatives de briser le siège sont" inutiles" et "provocatrices". La "communauté internationale a cédé aux demandes israéliennes de dissuader leurs ressortissants de s'engager dans de telles entreprises.

 

Cela soulève un problème crucial. L'activisme international relatif à la Palestine doit maintenant contester la soi-disant communauté internationale.


Les forceurs de blocus

 

Partie I

« Tant qu’un homme n’a pas découvert quelque chose pour lequel il serait prêt à mourir, il n’est pas à même de vivre. » - Martin Luther King

On les a appelés les « boat people suicidaires » et les « pirates pacifiques de la Méditerranée ». En 2008, Derek et Jenny Graham, mari et femme, ont troqué le confort et le calme de l’Irlande pour la haute mer méditerranéenne et les prisons israéliennes. 

Nous avons fait connaissance à la fin avril à Kuala Lumpur (KL) en Malaisie. Le couple y a été recruté en tant que conseillers par Perdana Global Peace Foundation (PGPF) dans le contexte d’un projet visant à briser le siège illégal de Gaza. Il s’agissait de coordonner la mission « Spirit of Rachel Corrie » (L’Esprit de Rachel Corrie) (SRC aussi connue sous le nom de MV Finch), un navire de charge transportant des tuyaux de PVC rigide destinés à la réparation du système d’égouts détruit par l’armée israélienne.

Dans leur appartement de KL, autour d’une tasse de thé typiquement irlandaise je leur demande : « Qu’est-ce que vous faites dans la vie? » À cette question ordinaire, Jenny Graham lance cette réponse inhabituelle : « C’est ce que nous faisons! »

Wow. Qui fait cela? Tout laisser tomber pour lutter dans la bataille de quelqu'un d'autre ?

« Lorsque les gens me demandent ce que je fais dans la vie, je dis que je suis un forceur de blocus », répond fièrement l’ancien électricien Derek Graham, le sourire en coin. « C’est ce pourquoi nous vivons, c’est ce qui nous motive, ajoute Jenny. « Nous étions très confortables en Irlande, mais je n’étais ni heureuse ni en santé. Un soir j’ai dit à Derek : “C’est bien tout ça. On a une maison, deux voitures, deux commerces, mais je m’ennuie tellement. Tout ça, ce n’est pas pour moi”. »

 a été saisi, mais son esprit se perpétue. Son courage et sa détermination inspirent au-delà des questions religieuses. » (Voir le compte-rendu de la mission Rachel Corrie en 2010 rédigé en en anglais par Matthias Chang, « Merging with Rachel Corrie - A Dedication to Non-violence »)

maison palestinienne.

Elle a été injustement diabolisée et qualifiée d’« activiste étasunienne d’extrême gauche » (Jacob Shrybman, Debunking the Gaza Siege Myth, Huffington Post, 3 mai 2010) « intervenue dans une opération militaire visant à démolir légalement une maison vide, utilisée pour dissimuler [un tunnel] emprunté par des terroristes palestiniens pour faire entrer clandestinement à Gaza des armes en provenance de l’Égypte » (Mitchell G. Bard, Myths and Facts Online. Online Exclusives, Jewish Virtual Library) Ses parents ont poursuivi l’État d’Israël et attendent le jugement prévu pour avril 2012.
 


Les activistes propalestiniens présentés comme des terroristes
 

Les activistes propalestiniens sont régulièrement présentés comme des terroristes, des partisans du terrorisme, des sympathisants du Hamas, des antisémites, etc.

George Galloway, un député britannique ayant livré de l’aide humanitaire avec Viva Palestina en 2009 a été interdit de territoire au Canada la même année. Selon Jason Kenney, ministre de la Citoyenneté de l’Immigration et du Multiculturalisme, M. Galloway avait « publiquement et ouvertement remis des dizaines de milliers de dollars au chef d’une organisation terroriste antisémite interdite appelée Hamas ». (Cathryn Atkinson, National security claim rejected by judge in bid to redact Galloway emails, rabble.ca, le 20 avril 2010)

M. Galloway a traîné le gouvernement canadien devant les tribunaux. Il a gagné sa cause. Le juge a conclu que le gouvernement conservateur l’avait interdit de territoire « parce qu’il était en désaccord avec sa vision politique, non pas parce qu’il représentait un danger pour les Canadiens ». (John Bonnar, George Galloway returns to Canada this weekend, rabble.ca, le 30 septembre 2010)

Comme Rachel Corrie et bien d’autres, Derek et Jenny Graham, loin d’être des défenseurs du terrorisme, dédient leur vie aux victimes de l’occupation israélienne illégale et la risquent pour leur apporter de l’aide humanitaire et des biens essentiels.

Entre les menaces de mort, et la mort d’amis, la vie d’un activiste propalestinien n’a rien de facile.

« Oh, nous avons reçu des menaces de mort, mais on s’en fout », admet Jenny haussant les épaules, indifférente. « Ils peuvent nous menacer, cela ne nous arrêtera pas. »

Vous ne craignez pas pour votre vie? « Bien sûr! Mais la cause palestinienne est ce qui nous motive. Si Derek meurt, je survivrai et je vais continuer la bataille. Ça va faire mal, mais je survivrai. Même chose pour lui. »

Cette attitude humanitaire téméraire et ce dévouement a coûté la vie à de nombreuses personnes. En plus des nombreux journalistes et activistes palestiniens morts dans leur propre combat, plusieurs activistes étrangers ont été tués soit par l’armée israélienne, le Mossad, ou par des tueurs à gage.

Le Britannique Thomas Hurndall, étudiant en photographie, a reçu une balle dans la tête en 2003 alors qu’il tentait  étranglé.


Le meurtre a été imputé à un groupe salafiste ayant nié être responsable de sa mort.

Et il poursuit avec cette histoire atroce: “Avant d’être tué, Vittorio a été capturé par les Israéliens alors qu’il agissait comme bouclier humain sur un bateau de pêcheurs palestiniens. Ils l’ont enfermé durant des mois dans une toilette qui n’avait pas été nettoyée depuis des années. Il a été dévoré par les asticots et il avait des cloques partout sur le corps lorsqu’il est sorti. »



Video réalisée par Vittorio Arrigoni montrant la vie quotidienne des Palestiniens sous les tirs israéliens.  


Victor, 36 ans, aurait été tué par un groupe salafiste obscur, prétendument en réponse à la capture d’un de leurs chefs par le Hamas. Certaines personnes qui l’ont connu ainsi que des dirigeants [...]

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