Information - Désinformation
Un nouveau Tian'anmen à Madagascar
sans que personne ne s’en émeuve vraiment et ne soit choqué, ou outré. La police ouvre le feu sur les manifestants et tire à balles réelles.Incroyable. Nous assistons en direct à
un duel politique entre le président en place, Marc Ravalomanana, considérés comme un dictateur
par le maire de Tananarive, Andry Rajoelina, qui fait de l’île une scène sanglante pour
un coup d’Etat à la malgache.
Mais où sont les défenseurs des droits de l’Homme ? Où sont les défenseurs également de la liberté de la presse après la fermeture, par le gouvernement, le 13 décembre 2008 de la télévision privée -Viva. Pourtant tous les ingrédients sont présents pour s’offusquer : des dizaines et dizaines de victimes assassinés par l’Etat, une privation de liberté, de liberté de la presse, un manque de démocratie flagrant ? Alors mais que font nos philosophes, surtout celui à la chemise immaculée de faux principes, tous si friands de dénonciation envers la Chine, le Tibet, la Russie, Cuba et les autres ? Les RSF où sont-ils ? Et enfin nos acteurs et chanteurs engagés si prompts à défendre la veuve et l’orphelin ou encore à manifester publiquement leur soutien à des criminels de guerre ? Où sont-ils ? Disparus. C’est vrai, il ne s’agit ici que d’indigènes flottant à la dérive sur une île de l’océan Indien et leur sort n’intéresse guère ceux qui, officiellement se veulent si vertueux. Le.
L'ONU demande que les responsables des morts soient jugés. Très bien. Mais au fait, pourquoi ici demande-t-on que les coupables soient jugés et pas en Israël par exemple ? Cette singulière façon de condamner, les uns, et d’expier de tous leurs péchés, les autres, n’aurait-elle pas l’odeur, ou plutôt, des vieux relents de trahison avérée envers nos principes et nos valeurs ?
Je le sais, car à la fin de mon article j'ai précisé que l'ONU demandait des comptes. Mais il y a encore une différence énorme de traitement
entre les pays concernés; voire inadmissible. Pour moi, la logique et le cartésianisme priment sur tout ; sinon on ne pas se permettre une chose et son contraire le
lendemain. Défendre d'un coté, le droit et la justice, et de l'autre, en en fonction de ses vils intérêts, bafouer ces mêmes valeurs n'est pas tolérable.
Ces personnes peuvent au moins avoir la décence de fermer leur gueule quand il est nécessaire de le faire. Les vertueux qui font la morale, qui bouffent et se repaissent avec délectation de
saloperies tous les jours, ça va !
Non le maire n'a pas ce pouvoir.
Est-ce là une facon d'expier?