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Le droit à se défendre…

Que peut bien vouloir dire cette formule dangereuse, ce sophisme évident et cette phrase dénuée d’objectivité et de tout sens humain quand un pays possédant une armée attaque un peuple sans pays, sans armée, sans défense, et à qui de surcroît il a volé la terre ? Pour se défendre ne faut-il pas être attaqué par une autre puissance, un autre état ?


Sans être comparable sur le fond, mais agissons-nous ainsi avec les extrémistes corses, bretons ou basques ? La mort de ces jeunes enfants palestiniens sur la photo est-elle la seule réponse et fait-elle partie du droit à se défendre ?

Quand le droit et l’ONU ont condamnés les exactions d’un état qui se fout de toutes les règles internationales et qui ne montre pas une once d’empathie ou de compassion envers un autre peuple qu’il massacre pour se débarrasser soit disant d’une résistance qu’il déclare « terroriste », peut-on comprendre et accepter, la conscience tranquille, cette petite phrase qui, à elle seule, autorise ce que nos sociétés et chefs d’Etats nous apprennent à condamner avec fermeté tous les jours ?

Mais alors, si ce droit à se défendre est légitime pour Israël, celui des Palestiniens le devient encore d’avantage ? C’est mathématique pour une fois.

La loi du Talion dans la Torah veut que celui qui donne la mort soit également mis à mort. Il est donc singulier de constater qu’Israël use d’une manière complètement disproportionnée et inadéquate cette loi envers des faibles, et doit s’attendre à connaître le même sort… si l’on suit son raisonnement.

Œil pour œil, dent pour dent etc ;  cette loi d’un autre âge, barbare et en complète inéquation avec les principes d’une démocratie moderne, est pourtant saluée, approuvée et mis en pratique au XXI siècle par un pays qui voudrait faire croire qu’il est menacé par une bande de très très mauvais tireurs de roquettes de la résistance palestinienne et de lanceurs de pierres sur les chars de Tsahal. De qui se moque-t-on ?

Si nous observons les disparités et les injustices existantes et flagrantes entre le peuple palestinien et le peuple hébreu, les dirigeants israéliens risquent de connaître une vengeance égale à leurs crimes qui ne pourrait être en rien être condamnée et condamnable si nous suivons une fois encore leur logique du droit à se défendre.

Si le châtiment dans le Talmud doit être équivalent aux dommages occasionnés, pourquoi l’Etat d’Israël s’étonne-t-il de la réaction palestinienne qui de très loin ne peut égaler celle des chefs du soit disant peuple élu ?

Si Israël qui signifie étymologiquement  : près de Dieu, qui lutte avec Dieu, en décodé, vers Dieu, pense détourner ad vitam æternam à son avantage la parole de Dieu en dévoyant des textes sacrés, ce dernier doit avoir non seulement honte que son nom soit utilisé pour perpétrer des crimes (comme certains islamistes le font également) mais il doit aussi fustiger l’extrémisme sioniste déployé ici pour spolier de leur terre d’autres de ses enfants. Et il les punira ces criminels tôt ou tard.

Il est insensé de condamner uniquement l’extrémisme musulman et de légitimer celui des sionistes. Tout acte extrémiste meurtrier est lourdement condamnable, il ne mérite en rien l’appui et la compréhension de qui que ce soit.

Le peuple élu est celui qui se tourne vers Dieu et qui œuvre pour le bien, qu’il soit juif, chrétien ou musulman. N’est-ce pas la seule chose à comprendre ?

 

Ven 2 jan 2009 2 commentaires
"Quand on reçoit un coup de point, il faut le rendre plus fort, sinon vous continuez de vous faire cogner... Riposte disproportionnée ? Vous savez, quand on commence une guerre on ne peut plus parler de proportion..."

C'est la vision de Marek Halter, écrivain juif et figure incontournable de la commuauté juive, le 2 janvier sur RMC. Il s'épanchera quelques minutes plus tard avec éloquence et trémolos, sur les victimes civles palestiniennes et dira sa profonde tristesse...
La notoriété intellectuelle et communautaire au service du cynisme le plus abouti.
eric - le 03/01/2009 à 09h25
Ici il s'agit de tuer des Palestiniens pour qu'ils cessent d'envoyer des pierres et des roquettes qui ne font pas de victime. Même l'Iran n'oserait pas s'attaquer à Israël, aucun pays d'ailleurs; alors une résistance sans armée et sans armes meurtrières...
Diatala
   Cette guerre ...Cela fait plus de deux millénaires qu'elle  dure , avec des interruptions souvent très longues dues à l'occupation par de "grands empires" (Egypte, Perse, Grecs séleucides, Romains, Byzantins, Arabes, Turcs, Ottomans) ...Et cela parce que les Hébreux ont laissé un récit mythique de leur passé, largement emprunté à d'autres pays (ex le Paradis, le Déluge, Moïse émule de Sargon l'Anvien), avec cette notion de "Terre promise" qu n'a été à l'origine qu'une incantation religieuse, puisque les Hébreux, d'après les dernières recherches (dont celles de l'historien juif Finkelstein) n'ont paut-être été à l'origine que les bergers pauvres et méprisés des plateaux de la Palestine quii ont profité de la destruction des cités cananéennes des plaines riches pour installer leur domination ...limitée et provisoire, car le Royaume de David, s'il a existé n'a été que le petit Etat d'un roitelet, et il y en avait d'autres dans le secteur : Moabites, Amalécites, Philistins ...ces derniers ayant donné leur nom à la Palestine ...et étant les lointains ancêtres des habitants de la "Bande de Gaza" : d'ailleurs une comparaison, dans un Atlas historique, du Territoire des Philistins avec la Bande de Gaza montre une "quasi-identité" ..L'Histoire a la vie dure !...Mais l'imprégnation du mythe de la Bible aussi, car à l'époque les Hébreux ont été les seuls à laisser un récit : ils ne sont pas pour rien "le peuple de la Bible"...
Daumont Jean - le 03/01/2009 à 17h51
L'archéologie biblique et principalement hébraïque moderne fait la lumière sur de nombreux mythes et légendes. Aucune trace de Moïse ou de Moussa et de sa fuite dans le désert également. Et pour David vous avez raison il s'agirait d'un petit roitelet. Mais cela n'empêche nullement certains de bâtir un droit à la propriété au nom de Dieu et de s'emparer de récits fabriqués de toutes pièces au fil des siècles pour s'approprier tous les droits, principalement celui de tuer; ce qui se justifie plus facilement qu'une politique raciste, faciste et d'apartheid.
Diatala