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Qui est François Hollande : Douze trucs à savoir sur lui

Publié par Diatala sur 30 Septembre 2011, 10:52am

Catégories : #Elus-Polique et étrangère-Scandales- Elections

 
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François Hollande lors des élections législatives de 1997 (Charles Platiau/Reuters)

Le journaliste du Nouvel Observateur Serge Raffy dresse un portrait riche du candidat à l'Elysée dans « François Hollande : itinéraire secret » (Fayard, septembre 2011).

Il l'attaque par son versant humain plus que par son versant politique. Et raconte notamment ses débuts, qui éclairent en partie sa course politique.

Voici douze épisodes peu connus sur les origines et la jeunesse du candidat.

1

Sa famille vient de Hollande

 

D'où vient le nom de François Hollande ? Il descend de rebelles calvinistes hollandais, réprimés par Madrid au XVIe siècle et qui se sont installés à Plouvain, dans le Pas-de-Calais. Les généalogistes locaux ont retrouvé un « Hollande » dès 1569 : il était valet de meunier.

2

Il a été élevé chez les frères

 

De 4 à 11 ans, Hollande est élève chez les Frères des écoles chrétiennes Saint Jean-Baptiste de La Salle à Rouen.

3

Son père était d'extrême droite

 

George, qui dirige une clinique ORL, a été candidat malheureux en 1959 et en 1965 aux élections municipales de Rouen, sur une liste d'extrême droite. Il soutient l'avocat Jean-Louis Tixier-Vignancour, ancien camelot du roi, croix-de-feu.

Il a affiché des sympathie pro-OAS et déteste le général de Gaulle. « Georges, en 1944, a été mobilisé quelques mois et garde de cette période une certaine fidélité au maréchal Pétain », écrit Raffy.

La mère de François Hollande se sent, elle, proche de la gauche.

4

Ses copains de lycées : Christian Clavier, Thierry Lhermitte...

 

A 14 ans, il déménage de Rouen vers Neuilly-sur-Seine. Au lycée Pasteur, il compte parmi ses bons copains de classe Christian Clavier et Thierry Lhermitte. En première, Gérard Jugnot et Michel Blanc rejoindront la classe. Quand ils montent une troupe lycéenne, Hollande ne les suit pas. Il est trop sérieux pour cela. La troupe deviendra « Le Splendid ». Hollande, avec un autre choix, aurait peut-être terminé dans « Les Bronzés »...

5

L'étudiant Hollande a flirté avec les communistes

 

A Sciences-Po, François devient militant à l'Unef-Renouveau, proche du PC, et se présente comme sympathisant de l'Union des étudiants communistes. Il est le parfait « compagnon de route » du PC. Mais son grand homme est François Mitterrand, qui prépare le programme commun.

6

Il a approché le PS via l'oncle de sa petite amie

 

Sa fiancée à Sciences-Po s'appelle Dominique Robert. C'est la nièce du député du Calvados Louis Mexandeau, un proche de François Mitterrand. Il se rapproche de lui ; il a 19 ans.

7

Il refuse d'être exempté de service militaire

 

Lors de ses « trois jours » au Fort de Vincennes, en 1976, il est exempté de service militaire à cause de sa myopie. Mais il refuse cet état de fait, qui pourrait bloquer sa carrière politique. Il fait des pieds et des mains pour que cette décision soit annulée, allant jusqu'à saisir le ministère de la Défense. Il a finalement gain de cause.

8

Sa chambrée à Coëtquidan était pleine de futures célébrités

 

En janvier 1977, il doit faire ses classes (deux mois) à l'école des officiers de Coëtquidan, dans le Morbihan. Sa chambrée de dix lits comptait, entre autres :

  • Jean-Pierre Jouyet, futur secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes des gouvernements François Fillon, aujourd'hui directeur de l'Autorité des marchés financiers ;
  • Michel Sapin, future ministre des Finances, aujourd'hui conseiller économique de Hollande ;
  • Henri de Castries, aujourd'hui président de l'assureur AXA, proche de Nicolas Sarkozy ;
  • Jean-Michel Lambert, qui sera le juge d'instruction controversé de l'affaire Grégory, actuellement vice-président du tribunal d'instance du Mans.
9

A l'ENA, il surnomme Ségolène Royal « Miss Glaçon »

 

Hollande et Royal se rencontrent à l'ENA. Elle refuse de participer à une caisse de péréquation au profit des étudiants les plus désavantagés. Il la prend alors pour une « nantie », ce qu'elle n'est pas, loin de là. Avec ses copains, ils la surnomme « Miss Glaçon ». Ce n'est qu'au cours d'un stage réalisé avec elle dans une cité HLM de banlieue, « La Noé », à Chanteloup-les-Vignes, qu'ils vont devenir amis.

10

Il entre à l'Elysée comme conseiller fantôme de Jacques Attali

 

En mai 1981, Jacques Attali, sherpa de Mitterrand pour les sommets internationaux, a droit à deux conseillers officiels, des quadras rémunérés sur le budget de l'Elysée, Jean-Louis Bianco et Pierre Morel ; et à deux conseillers officieux : de jeunes hauts fonctionnaires rémunérés par leurs corps d'origine, tribunal administratif et Cour des comptes : Ségolène Royal et François Hollande.

11

Chirac l'a comparé au labrador de Mitterrand

 

En juin 1981, il est envoyé comme candidat contre Jacques Chirac aux élections législatives en Corrèze. Autant dire au casse-pipe. Il a 26 ans. Chirac déclare alors que son adversaire est encore moins connu que « le labrador de Mitterrand ». A la surprise générale, Hollande perd l'élection d'assez peu.

 

Hollande affronte Chirac en 1981
12

Il se fait passer pour Caton, auteur d'un pamphlet téléguidé

 

En 1983, Hollande a 29 ans, il est directeur de cabinet de Max Gallo, porte-parole du gouvernement de Pierre Mauroy. Mitterrand a une idée machiavélique : faire écrire un pamphlet par un prétendu leader de droite, mais qui se cacherait derrière un pseudonyme, Caton, et qui en réalité discréditerait la droite.

Le journaliste André Bercoff accepte de tenir la plume ; le livre s'appelle « De la reconquête ». Pour ne pas qu'on reconnaisse Bercoff, Hollande accepte de prêter sa voix pour une interview de « Caton » à France Inter. Il déclare :

« La vérité, c'est tout simplement que le pouvoir socialiste ne tombera pas comme un fruit mûr. Et ceux qui laissent entendre que nous pouvons, c'est-à-dire nous la droite, revenir au pouvoir dans les mois qui viennent, ou même dans les deux années qui viennent se trompent, et trompent les Français. »

Un extrait sonore déterré par « Le Grand Journal » de Canal+ en 2008.

Hollande se faisant passer pour Caton

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