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Pédocriminalité : Rapport sur les tortures et les crimes par le Député Georges Glatz, (Grand Conseil de l’Etat de Vaud)

Publié par Diatala sur 11 Juillet 2011, 09:20am

Catégories : #Abus- Pédocriminalité- Violence- Prostitution

Bohemians Ceremony2Ce rapport date de 2002, et si il relate tout ce qui est déjà connu de ceux qui se préoccupent du sort des enfants, il me dérange beaucoup. Pourquoi ? Car il semble éviter soigneusement de parler des sociétés secrètes satanistes en ne mettant en accusation que des sectes, principalement une d‘entres elles, celle des judéo-chrétiens martinistes. Une façon intelligente de mener le lecteur sur une fausse piste, ou une vraie, mais qui resterait celle de l’arbre qui cache la forêt. Ces comptes-rendus d’enquêtes de police et autres listes factuelles de crimes répertoriés pourraient être un moyen de préserver les grands vrais satanistes, assassins et violeurs d’enfants en désignant un coupable. Car il est impossible que des sociétés secrètes qui sont connues pour pratiquer ces rituels n'y figurent pas.

 

Conférence donnée à Barcelone en mai 2002.

La pédophilie du cas particulier au crime organisé et l’omniprésence d’éléments sectaires.

Georges Glatz, Député au Grand Conseil de l’Etat de Vaud, délégué à la prévention des mauvais traitements envers les enfants – Délégué du C.I.D.E. (Comité International pour la Dignité de l’Enfant)

Permettez-moi tout d’abord de vous remercier de votre invitation à cette conférence où il m’a été demandé de traiter le thème : « La pédophilie du cas particulier au crime organisé et l’omniprésence d’éléments sectaires ». Mon préambule portera sur une brève présentation du Comité International pour la Dignité de l’Enfant.

Le CIDE, fondé il y a 11 ans, est une fondation reconnue d’utilité publique par l’Etat de Vaud et qui a son siège à Lausanne. Le CIDE prend pour référence la Convention internationale relative aux droits de l’enfant et milite pour le respect de celle-ci. Notre principale action consiste à mener des enquêtes puis de les transmettre aux autorités compétentes, car nous nous considérons comme des auxiliaires de la justice. Il est vrai que le CIDE est interpellé principalement sur des affaires qui concernent des abus sexuels perpétrés sur des mineurs. Cela est sans doute dû au fait qu’il y a 10 ans déjà, notre première enquête concernait une agence de voyages zurichoise, Partner Travel, qui s’était, elle, spécialisée du moins dans une de ses branches, dans le tourisme pédophile. Nous avions pu après enquête déposer une dénonciation pénale contre les représentants de l’agence en question, ce qui a eu pour conséquence la cessation des activités de cette agence de voyages qui depuis lors, a été dissoute.

Ce premier préambule précisé, venons-en au thème pour lequel vous m’avez convié.

Bien évidemment, tout abus sexuel sur un enfant est innommable ! mais lorsque l’on a à faire à des organisations structurées qui exploitent financièrement ces déviances, la lutte est encore plus difficile et c’est dans cet esprit que je voudrais développer le fil rouge de cet exposé dans lequel j’emploierai volontairement un langage assez froid pour mieux me calquer sur la réalité de ceux qui font de la pédophilie un business sans foi ni loi. Cette mise en garde s’imposait afin d’éviter toute susceptibilité de votre part.

 

La pédophilie est donc une attraction sexuelle pour les enfants. La première forme ou le premier cercle que nous rencontrons au CIDE est la pédophilie traditionnelle, primaire, dite de proximité. Nous ne nous y attarderons pas puisqu’elle est connue depuis la nuit des temps et que la lutte s’organise en Suisse et ailleurs en Europe de façon évolutive. C’est ce que l’une de mes connaissances, un magistrat appelle l’acte de captation sur le cercle le plus proche, c’est l’abus sexuel intra-familial ou dans le voisinage immédiat de la famille. C’est la forme la plus répandue, toutes les études le prouvent. Elle fait des ravages immenses dans nos sociétés. Il est admis selon les statistiques existantes en la matière qu’une fille sur 8 et un garçon sur 10 sont victimes d’abus sexuels avant l’âge de 18 ans, abus sexuel pris dans son sens large du terme qui va du voyeurisme jusqu’au viol le plus sordide.

Le 2e aspect de cette pédophilie dite de proximité est l’agression à l’aveuglette, agression de rue, perpétrée sur le chemin de l’école notamment où les pédophiles emploient des stratégies diverses. Stratégies douces, la séduction, ou violente, rapt rapide et brutal. Cette pédophilie de captage d’enfants à l’aveuglette est excessivement dangereuse, puisqu’on le sait, elle se termine malheureusement souvent par l’élimination de l’enfant, non par déviance, mais pour éliminer le témoin gênant conduisant à des ennuis judiciaires.

Le crime organisé lui, ne s’intéresse en rien à cette pédophilie de proximité qui est en dehors de tout circuit économique. Nous y reviendrons.

La 2e forme de pédophilie, plus élaborée, est la pédophilie dite institutionnelle, qui en principe-, je dis bien en principe, car il y a dans ce domaine des exceptions – n’a pas de lien avec la pédophilie à caractère économique. Le schéma est simple. Nous sommes en présence d’un consommateur d’enfant qui va consciemment, ou inconsciemment, se rapprocher du corps de l’enfant en s’infiltrant, par le biais d’une profession appropriée, dans une institution qui précisément s’occupe de mineurs. C’est ainsi que bon nombre de pédophiles embrassent des professions qui les mettront en contact plus directement avec les corps d’enfants, et pour ce faire, s’infiltrent dans les institutions s’occupant d’enfants telles qu’ institutions éducatives, foyers, cercles sportifs, mouvements de scoutisme, cercles de catéchisme. Et des cercles de catéchisme aux cercles sectaires, il n’y a qu’un pas. Nous aurons également l’occasion d’y revenir.

Les pédophiles qui veulent pouvoir opérer en réduisant les risques s’infiltreront dans les institutions pour handicapés, handicapés mentaux de préférence. Et lorsque les choses sont bien faites, ces pédophiles se structurent et vont en tir groupé se fixer sur telles ou telles institutions. C’est la technique du cheval de Troie. Certains pédophiles occupent dans ces organismes des postes cadre, ce qui leur permet d’engager d’autres déviants camouflés en professionnels du monde de l’enfance.

L’ex-premier juge d’instruction de Mulhouse, Germain Sangelin, qui s’est notamment occupé de débusquer des affaires de pédophilie institutionnelle, me disait que selon son expérience, lorsqu’un pédophile est identifié dans une telle institution, il faut mettre en examen l’ensemble des professionnels du secteur, pousser au maximum l’avantage en faisant parler les enfants.

Dans la plupart des cas, quasiment à chaque fois, d’autres pédophiles qui s’étaient infiltrés dans ces mêmes institutions, apparaissaient après enquête.

Sans vouloir ici brosser la liste de toutes les institutions impliquées dans des affaires d’abus sexuels, on a tous en mémoire en France, l’affaire des disparues de Lyonne, où entre 1977 et 1989, 15 jeunes filles handicapées ont été violées ou violées et tuées. On se rappelle aussi en 1997, l’immense scandale qui avait éclaté au Pays de Galles où 30 institutions et 80 professionnels étaient impliqués notamment des travailleurs sociaux, des directeurs d’institutions et même des policiers. Il s’agit dans cette dernière affaire d’une affaire exemplaire au niveau de la loi du silence, puisque dès les années 1970 pas moins de 650 personnes ont tenté de porter plainte auprès de la police pour des violences commises durant leur enfance. Malheureusement, on le sait aujourd’hui, toutes ces affaires ont été à l’époque classées sans suite. Les cercles d’influence ont également joué, puisque ceux qui ont voulu prendre la défense des enfants, notamment une directrice d’un centre, ont été limogés lorsqu’ils ont voulu faire éclater le scandale.

Dans la deuxième forme de pédophilie, juste après les institutions, il y a les sectes. Là, on a affaire à des structures parfaitement maîtrisées. Vous êtes tous spécialistes de la question ou du moins très avertis, donc je ne m’y étendrai pas.

Les sectes ont de nombreux points communs avec la problématique de l’abus sexuel :

L’isolement de l’individu
L’envoûtement
L’emprise
Le chantage
La menace
La destruction mentale
L’aliénation
L’esclavage

Cette deuxième forme, institution et secte, touche parfois au 3e cercle, celui de la pédophilie économique où l’argent joue une rôle premier avant l’abus, avant l’intérêt physique de l’abus, l’abus n’étant qu’un moyen, un outil de business.

La 3e forme ou le 3e cercle, c’est la pédophilie dite « pédophilie industrielle ». Elle touche à des aspects de rentabilité économique, ce n’est plus une demande isolée qui va chercher à se satisfaire sur une offre potentielle ou considérée comme telle de façon non organisée. Nous sommes là dans un tout autre domaine. Nous avons ici affaire à des structures parallèles d’économie de marché excessivement organisées et structurées. Elles sont le fait d’organisations de type mafieux, qui ont fait le constat suivant.

L’offre existe, de même que la demande. Cette offre a un rapport qualité prix tout à fait extraordinaire, puisque le corps de l’enfant ne coûte pratiquement rien. Certaines structures familiales sont prêtes à le donner, il meurt de faim chaque jour environ 50 à 60.000 enfants de par le monde. Les organisations mafieuses savent diversifier leurs activités. Ainsi, derrière les trafics de cigarettes, de whiskies, d’œuvres d’art, de drogues, d’armes, on y trouve également le trafic d’êtres humains, le corps de femme, avec aujourd’hui, le corps d’enfant.

En ce qui concerne le corps d’enfant, le rapport qualité prix est excessivement intéressant et dans la chaîne de distribution les intermédiaires sont moins nombreux que dans d’autres types de trafic mafieux.

Donc, pour les organisations mafieuses, le corps d’enfant est un produit bon marché et qui peut rapporter de gros bénéfices. Selon des informations publiées dans la presse, le marché de la pédo-pornographie qui est l’un des plus lucratifs au monde génère environ 2 à 3 milliards de dollars par an. Le BIT déclarait à l’agence France Presse en mai 2001, que le trafic d’enfants est devenu une activité très lucrative qui rapporte près de 7 milliards de dollars par an aux organisations du crime organisé.

Enfants esclaves au travail, enfants esclaves sexuels, souvent les deux à la fois, les organisations mafieuses savent cumuler les bénéfices. Toujours selon le rapport du BIT, à titre d’exemple, dans l’Etat de Sokoto dans le nord ouest du Nigeria, des enfants sont vendus entre 500 et 1.000 dollars à des hommes d’affaires qui les utilisent comme ouvriers ou objets rituels et sexuels.

Personnellement, je pense que si l’on veut combattre le phénomène de la pédophilie, c’est une guerre économique qu’il faut mener, il faut tenir compte de facteurs économiques, des flux financiers que peuvent engendrer les économies parallèles de marché. Plus un produit est illicite, plus il est cher.

Les organisations mafieuses connaissent ce principe de base et savent mettre en place des structures de protection pour minimiser les risques, risques qui se combattent notamment par la corruption. La logique du marché pédophilie, comme tout marché économique, cherche bien évidemment à accélérer le marché de la consommation. Ainsi les organisations mafieuses se sont arrangées pour rapprocher le consommateur du corps de l’enfant, voire à l’inverse le corps de l’enfant du consommateur. Il y a déjà bien des années que des sex-charters sont ainsi affrétés partout dans le monde. Les consommateurs appartenant forcément aux pays industrialisés, là où il y a de l’argent, là où l’économie est développée sont envoyés dans des pays en voie de développement, là où l’économie est faible. Les organisations mafieuses n’ont alors plus qu’à encaisser les bénéfices nets puisque le transport du consommateur ne coûte rien, c’est lui qui paie comme il paiera le service (adresse, présentation, mise en contact) d’enfants à consommer.

En poussant l’analyse de ce phénomène, la criminalité organisée va prendre en compte plusieurs potentiels de rentabilité offerte par le corps de l’enfant. Ce produit bon marché va donc être diversifié pour répondre à d’autres besoins, notamment les demandes d’adoption. C’est encore dans les pays riches que l’on trouve des familles prêtes à investir beaucoup d’argent pour satisfaire un désir parental. Les organisations mafieuses ont saisi l’opportunité, et organisent des trafics d’enfants pour l’adoption. Monnayage des procédures d’abandon et d’adoption, avec divers faux papiers, où des avocats véreux touchent des sommes importantes de la part de ces familles en mal d’adoption. On le sait, les familles d’accueil doivent, dans leur pays, comme c’est le cas en Suisse, répondre à un certain nombre de critères pour adopter un enfant. S’il est facile d’en acheter un dans les pays du tiers monde, il est plus difficile d’obtenir dans son pays les autorisations nécessaires d’adoption. Les organisations mafieuses, conscientes de ce problème, ont également des solutions pour détourner ces difficultés. En plus des faux certificats de paternité, où l’adoptant est déclaré géniteur, on a maintenant cette forme sophistiquée qui permet à qui veut se procurer un enfant de l’acheter alors qu’il est encore dans le ventre de sa mère. Et ainsi, en étant déclaré géniteur, on obtient de vrais faux papiers. Cette structure de captation d’enfant peut également être employée par des pédophiles excessivement pervers qui s’attaquent à des nouveau-nés comme cela est maintenant établi dans diverses affaires judiciaires.

Je me rappelle le cas d’un ressortissant allemand sur lequel nous avions enquêté et qui avait un enfant d’une jeune femme philippine alors qu’il avait été prouvé que cette jeune femme n’était jamais sortie de son pays et que le ressortissant allemand n’y avait jamais mis les pieds. Cela étant, il avait réussi à obtenir de vrais faux papiers pour être déclaré le géniteur de l’enfant de cette jeune femme philippin qu’il n’avait jamais rencontrée.

Autre diversification du marché du corps de l’enfant, en plus des pédophiles ordinaires qui n’ont leur jouissance sexuelle qu’à travers le corps de l’enfant, les organisations mafieuses ont bien compris que certains pédophiles cherchaient des aménagements particuliers. Il s’agit notamment des pédophiles de type sado-maso. Cette demande spéciale complique le modèle et va donc coûter plus cher au consommateur.

Toujours penser en termes économiques, les organisations mafieuses qui vont jusqu’à étudier le comportement pédophile pour mieux l’exploiter, ont compris que si l’on voulait accélérer ce marché de consommation, il fallait également rapprocher l’enfant, objet de consommation du consommateur. C’est ainsi que sur le pourtour méditerranéen, plus particulièrement au Maroc, il existe selon des informations dignes de foi de véritables centres où des pédophiles viennent, l’espace d’un week-end, consommer des enfants. Et cela sous le couvert d’un séminaire d’affaires, avec la bénédiction de la cellule familiale du pédophile qui va plaindre l’homme d’affaires surchargé de travail. Et au passage on va parfois jusqu’à rédiger des notes de frais aux entreprises, question de rester logique jusqu’au bout dans le monde des apparences.

Ces structures mafieuses se sont tellement bien implantées et rapprochées du consommateur que l’on commence à s’apercevoir aujourd’hui qu’elles existent aussi en Europe où des partouzes sont organisées dans des lieux très selects tels que châteaux et hôtels particuliers. En Europe, le danger d’être découvert étant plus important, il est raisonnable de penser que les structures se sont plus affinées au niveau des tissus de protection et que ces tissus sont notamment composés de membres d’organes de police et de la magistrature, qu’ils soient actifs ou non, adeptes ou non de la pédophilie. L’important est qu’ils soient tenus par l’organisation.

Il est vrai que cette logique mafieuse est difficile à démontrer clairement, cependant on peut en tout cas légitimement se poser des questions lorsque l’on apprend que tel ou tel magistrat est condamné pour des affaires touchant à la sexualité des mineurs. A titre d’exemple, rappelons que le Président de la chambre d’instruction de la cour d’appel de Chambéry, a été condamné à seulement 10 mois d’emprisonnement le 28 juin 2000 par la Cour d’appel de Paris pour avoir pratiqué des attouchements sur trois fillettes d’une dizaine d’années. On peut se demander comment celui-ci alors qu’il était en fonction, instruisait les affaires d’abus sur mineurs.

On peut également légitimement se poser des questions lorsque nous sommes en possession de plusieurs témoignages d’enfants qui au départ ne se connaissent pas et qui décrivent des rites d’abus où apparaissent des éléments similaires, notamment de type sectaire.

On doit s’interroger sur l’ampleur du phénomène ; les images pédophiles qui circulent sur Internet sont de plus en plus violentes. Un peu comme si les pédophiles ne se contentaient plus aujourd’hui d’images d’enfants nus/ou d’enfants en train d’être abusés mais que ces derniers ont maintenant besoin d’images beaucoup plus dures pour parvenir à leur jouissance.

Le CIDE a dénoncé en 1998 un premier cd-rom comptant dix mille images pédophiles. En 2001, nous avons reçu un autre lot de cd-rom que nous avons également dénoncé. Entre ces deux séries, il est indéniable que l’on constate une escalade dans l’horreur. Parmi les 14.000 photos d’enfants de cette deuxième série, nombre de clichés montrent des enfants torturés avec des traces évidentes de sévices. Dans ce cd-rom existe également une revue diffusée en plusieurs langues sur laquelle en photo de couverture se trouve une petite fille d’environ 6 ans attachée et marquée sur tout le corps par de nombreuses traces de coups de fouet. Ce guide est intitulé « Comment mieux abuser des enfants ».

Pour terminer cet exposé sur des éléments sectaires, je voudrais ici vous faire part de ce que nous recevons et entendons au CIDE. Nous avons effectivement plusieurs dossiers où des enfants décrivent des rituels de type satanique. Nous avons étudié ces dossiers sous un angle pluridisciplinaire et nous avons dans plusieurs cas fait entendre les enfants par des spécialistes psychiatres ou pédopsychiatres confirmés, reconnus comme experts devant les tribunaux. Ceux-ci nous ont déclaré que les témoignages de ces enfants étaient crédibles. Et ceci même lorsqu’ils dénoncent le comble de l’horreur, notamment des rituels au cours desquels des enfants sont assassinés.

Il est vrai que les enquêtes qui ont été menées par les autorités (il s’agit principalement de dossiers français) ont abouti à des non-lieux.

Au CIDE, je dirais simplement que l’on s’étonne de tous ces non-lieux. De notre côté, nous sommes en train de mener des enquêtes transversales.

Ainsi en novembre 2001, en Maine et Loire en France, la Cour d’assises a condamné une mère et un père respectivement à 16 et 12 ans de réclusion pour actes de barbarie. Les parents prostituaient leurs enfants (trois filles) dès leur plus jeune âge. Après le procès, une des jeunes filles a fait d’autres révélations en déclarant que son environnement faisait partie de la branche satanique de la secte des « martinistes« , une secte qui serait présente dans de nombreux pays (France, Canada, Angleterre, Pays-Bas et autres…) ; elle parle des symboles : fleur de lys, croix renversée, bougies vertes et blanches, récitations de Soros, l’autel est un meuble de bois ancien, les hommes sont habillés de costume blanc et noir agrémenté d’une pochette rouge, ils mettent une cape sur laquelle figure une croix blanche renversée. Les femmes portent des tailleurs blanc et noir, elles portent des colliers, avec des signes funèbres tels que cercueils et tête de mort, les enfants eux n’ont pas de tenues particulières ; au cours des cérémonies on sacrifie des chats ou des lapins, le sang est recueilli dans un calice, puis versé sur la tête des enfants, les adultes se tiennent en cercle, les enfants sont nus au milieu du cercle et sont violés par les adultes, on fait boire aux enfants un liquide trouble et amer ce qui les plonge dans un état de somnolence.

Dans d’autres dossiers, d’autres enfants nous font des descriptions semblables où l’on retrouve les mêmes symboles.

Ce que je puis affirmer, c’est qu’au CIDE nous avons recueilli plusieurs témoignages d’enfants qui visiblement ne se connaissent pas, or dans bien des cas les enfants font état de cérémonies presque identiques.

Bref, beaucoup d’éléments peuvent légitimement nous faire penser que ces enfants ont passé dans les mêmes lieux ou ont eu affaire aux mêmes groupes sectaires.

En conclusion, bien des pédophiles aiment s’entourer de rites, qu’ils soient inventés ou reproduits. Ces rites sont là pour baliser le chemin de l’abus, pour donner une caution à la perversité. Cela, j’ai pu l’ observer dans plusieurs dossiers et après avoir entendu témoigner de nombreuses victimes.

Les sectes excellent dans l’art d’isoler l’enfant afin de le rendre encore plus vulnérable.

Les sectes savent encore jouer avec les lois, repérer les failles de celles-ci et ainsi sous couvert de liberté religieuse, elles tissent leur toile et piègent nos enfants d’autant que les sectes se développent dans le cadre de la destruction des repères symboliques :

famille,
église,

les deux étant actuellement bien malmenés.

Sur les territoires en crise, les sectes offrent leur propre résolution des problèmes. Elles sont une menace pour l’humanisme, pour l’avenir de notre société. Les enfants, ce sont eux qui tiennent le gouvernail du monde.

Les enfants ont besoin de modèles pour se développer. Quand la famille est brisée, l’enfant va chercher son modèle identitaire dans la rue et là, il croise la délinquance avec les risques que cela comporte, ou il croise le modèle sectaire.

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