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Les Vautours de l'Art Se régalent Maintenant en Libye.

Publié par Diatala sur 24 Octobre 2011, 09:32am

Catégories : #Archéologie- Paléo - Civilisations - Savoir Oublié

ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ-copie-1.jpgLes Trésors Volés des Printemps Arabes

Il ne faut jamais oublier que, dans ces pays repris par les Occidentaux dans cette guerre néo-coloniale, s'y trouvent les plus grands sites archéologiques du monde, les sous-sols et les eaux les plus riches. Nous savons maintenant que la Méditerranée regorge de pétrole et de gaz ici et que tous les pays la bordant seront déclarés hostiles et attaqués si personne ne vient y mettre un terme.

Le plus grand vol, le plus odieux avait eu lieu en Iraq où armée, marchands d'art et musées privés s'étaient accaparés des parts léonines des richesses iraquiennes. C'est un viol et un vol terribles ici. Mais en dehors de ces trésors inestimables, des preuves d'une civilisation hautement avancée et antédiluvienne ont été volées et mises à l'abri pour les retirer des pages de l'Histoire afin de nous maintenir dans l'obscurantisme habituel et le plus total.

Leur but est de décrypter les secrets concernant le micro et le macrocosme, les énergies, celles fulgurales, soniques, cosmo-telluriques et le secret de la longévité.

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Le site de Leptis Magna, près de Tripoli, en Libye. 

Crédits photo : SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA/SIPA

Source : Le figaro 

Les trésors de Libye désormais exposés aux pillages  

 La guerre a épargné les sites culturels, selon l'Unesco qui organisait le 21 octobre une réunion d'experts sur la préservation du patrimoine libyen.

  
» EN IMAGES - Le patrimoine libyen échappe au pire

Il n'y a pas eu de «génocide culturel». Après des mois d'un conflit qui s'est achevé jeudi 20 octobre, avec la mort de l'ex «Guide» Mouammar Kadhafi, «nous avons reçu de bonnes nouvelles : il n'y a pas eu de dégâts majeurs sur la plupart des sites culturels du pays», a déclaré le 21 octobre Irina Bokova, directrice générale de l'Unesco, à Paris, lors de l'ouverture de la conférence d'experts réunis en urgence par l'organisation onusienne, pour la préservation du patrimoine culturel dans le pays. «Leptis Magna, par exemple, a été globalement épargné par le conflit. C'est d'abord grâce aux populations alentours, qui même dans les moments les plus difficiles, se sont mobilisées pour les protéger», a précisé la directrice. Ce colloque était prévu depuis plusieurs semaines. Mais la fin du colonel et la chute de Syrte, son dernier bastion, ont donné à l'événement une importance particulière.


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Le 20 août 2011, jour où les rebelles ont attaqué la capitale libyenne, des hommes armés sont rentrés dans le musée national de Tripoli, mais ils s’en sont pris uniquement aux objets exposés à la gloire de Kadhafi, dont la Volkswagen bleue qu’il conduisait lors du coup d’Etat de 1969. Les statues romaines monumentales du musée des Antiquités sont donc intactes. AP Photo/Ben Curtis

C'est maintenant que la Libye doit être aidée

«C'est maintenant que la Libye doit être aidée. Sinon, on risque d'avoir des pillages, comme en Afghanistan et en Irak. Les populations locales ne sont pas toujours conscientes de la richesse de ce patrimoine qui s'étend du Sahara jusqu'à la Méditerranée», affirme Francesco Bandarin, sous-directeur général pour la culture de l'Unesco. Les «bonnes nouvelles» sont venues du Bouclier bleu, l'organisation internationale en charge des sites du patrimoine culturel, aux termes de la Convention de La Haye de 1954, pour la protection des biens culturels en cas de conflits armés. Ses experts se sont rendus fin septembre en Libye. Si les experts de l'organisation ont pu inspecter les principaux sites, «il faut encore évaluer le sud, la région du Djebel Neffousa, mais aussi Sabrata, cette grande ville de la Tripolitaine. Nous n'avons pas d'idée précise de ce qui s'est passé là-bas, à cause du manque d'informations», a souligné Francesco Bandarin.

L'information est principalement venue des forces de l'Otan. «Nous avons été en contact permanent avec les États engagés dans l'action militaire et le secrétaire général de l'Otan. Nous leur avons fourni les coordonnées géographiques précises et les cartes des sites protégés du Patrimoine mondial», a souligné Irina Bokova.

Il s'agit du premier résultat concret d'une telle coopération. D'où ce prolongement : «Nous avons fait en sorte que l'Otan organise un cycle de formation à la protection des sites culturels, à Vienne, du 22 novembre au 2 décembre prochain», s'enorgueillit-on, à l'Unesco.

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ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ.jpgCyrène, qui n’a pas non plus été touchée par la guerre, était l'une des principales villes du monde de la Grèce hellénique. Romanisée, elle reste une grande capitale jusqu'au tremblement de terre de 365. AP Photo/Nasser Nasser

Un «crime» qui rapporte «13 milliards d'euros par an

Mais toutes les nouvelles ne sont pas bonnes. «Une mosaïque a été détruite à Cyrène. Trois amphores romaines ont été volées au musée d'Apollonia. Surtout, le vol du trésor de Benghazi est un cataclysme. C'est l'un des plus grands vols de biens archéologiques de l'histoire», s'est indigné Francesco Bandarin. Huit mille monnaies anciennes d'or, d'argent et de bronze, des pièces archéologiques : le trésor sommeillait dans une caisse entreposée à la Banque nationale du Commerce de Benghazi, où le département des Antiquités de Libye les avait déposées. Le professeur italien Serenella Ensoli, qui a dévoilé le pillage, a fait le voyage de Naples à Paris. «Il faut aller à la Banque de Benghazi au plus vite, voir ce qu'il reste de cette caisse, a-t-elle appelé. La chercheuse est inquiète. «Il n'y avait pas de document visuel inventorié par l'Italie entre 1940, année où l'ancienne colonie a emporté les pièces et 1961, quand elle les a restituées». Serenella néanmoins possède bien quelques images des pièces disparues, des photos floues. Karl Heinz Kind, chef de l'unité des biens culturels d'Interpol se veut optimiste : «Nous avons reçu des Carabiniers des informations que nous avons pu entrer dans la base de données mondiale d'Interpol. J'espère que cela rendra difficile la vente sur les marchés».

Reste que la Libye, seule, ne pourra pas lutter contre le trafic d'art organisé. Le fantôme de Bagdad, dont le musée fut vidé de plus de 15 000 pièces archéologiques, hante les mémoires. L'Irak, depuis la fin de sa guerre, est devenu la première «source» de ce «crime» qui rapporte «13 milliards d'euros par an», pour reprendre les mots de Francesco Bandarin. Saleh Al Agab Abdallah, directeur du département des antiquités de Libye, tire la sonnetet d'alarme : «Notre institution est encore coloniale. Nous la voudrions post-coloniale. Beaucoup de sites archéologiques ne font l'objet d'aucun plan de gestion. La Libye n'a absolument aucune infrastructure pour la protection du patrimoine. Tout se fait avec les missions étrangères». Pour aider la Libye, vendredi, Irina Bokova a annoncé la création d'une présence permanente à Tripoli de l'Unesco.

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Situé dans le désert de l'ouest du pays, le massif rocheux de Tadrart Acacus abrite des milliers de peintures rupestres datant de 12 000 ans environ av. J.-C. à 100 après J.-C. Flickr/Luca Galuzzi

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