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La chirurgie à l'assaut des chattes

Publié par Diatala sur 4 Janvier 2012, 16:46pm

Catégories : #Désinformation Médias- Omerta- Leurs Mensonges

5381235051_c06b47e3c4.jpgSOURCE . http://blogs.lexpress.fr/

 La chirurgie veut-elle charcuter les chattes ?

Sayane, vous la connaissez peut-être si vous lisez Hard Sciences, blog fort sympathique où elle décrypte, vulgarise (avec classe) les recherches scientifiques « tournées vers les profondeurs humaines les plus intimes » (la formulation est d’elle-même)… Vous imaginez bien qu’une telle compétence n’a pu que m’intéresser.

Lorsqu’en toute fin d’année dernière il y a eu la journée de l’orgasme et le scandale des prothèses mammaires, sa proposition d’article sur le développement de la chirurgie esthétique labiale m’a semblé d’une grande actualité. Bonne lecture (et si vous aimez autant que moi, elle reviendra).

Camille.

 

Article écrit par SAYANE de Hard Sciences

Berlingot, chatte, foufoune, fouffe, teuch, zézette, minou…il doit exister autant de façons de nommer l’appareil génital féminin, le clitoris et la vulve que de femmes sur Terre. Soit autant de mots pour désigner une réalité qui diffère grandement selon la personne. Ainsi que vos oreilles sont uniques telles des empreintes digitales, vous ne trouverez jamais une chatte comparable à une autre. Ça vous en bouche un coin ?

Et pourtant, la diversité plastique de la vulve des femmes, bien qu’ayant toujours été d’actualité, semble aujourd’hui poser un problème. Après s’être attaquée à nos cuisses, nos hanches, nos visages ou nos seins, la chirurgie esthétique se lance maintenant à l’assaut de notre moule : c’est le boum de la labioplastie. Selon le British Journal of Obstretrics and Gynaecology, l’année 2008 a vu augmenter le nombre de labioplasties de 70% par rapport à l’année précédente au Royaume-Uni (portant le compteur à 1118, dans le service public de santé seulement).

Passons maintenant à l’instant travaux pratiques : la labioplastie consiste à raccourcir les petites lèvres des patientes afin que leurs grandes lèvres les recouvrent complètement, de façon plus esthétique.

La question que tout le monde se pose, c’est :”nom d’une foufoune poilue, POURQUOI ces femmes s’infligeraient autant de peine ?” La réponse est simple : elles n’aiment pas leurs parties intimes. De la jeune femme de 20 ans qui s’est faite moquée d’elle par un goujat, en passant par la maman à qui l’on a jamais permis de s’exprimer sur son intimité, les raisons sont multiples. La journaliste anglaise Lisa Rogers tente dans le documentaire suivant de comprendre les motivations poussant certaines femmes à modifier de façon irrémédiable leur anatomie.

Attention, cette vidéo de 58 minutes est en anglais et contient des scènes de chirurgie esthétique qui peuvent heurter les plus sensibles.

La labioplastie est donc une opération de chirurgie pouvant provoquer des cicatrices permanentes, des infections, saignements et irritations, mais chose plus grave, elle peut altérer définitivement la sensibilité des patientes. En effet, les lèvres de la vulve comportent un très grand nombre de terminaisons nerveuses, participant au phénomène d’excitation et au déclenchement de l’orgasme.

Le plus idiot dans cette affaire, c’est que cette frénésie d’élagage vulvaire aurait été déclenchée par la pornographie. Selon Kirsten Drysdale, journaliste australienne, le malaise viendrait de la profusion de visuels de soft-porn, mettant en scène des vulves normées par la censure. En effet, afin de ne pas être classés comme pornographie, les médias lissent les images de nudité de leurs modèles féminins, pour obtenir des détails génitaux discrets. Les femmes du monde entier, de plus en plus confrontées à ce genre d’imagerie se compareraient donc à des images photoshopées et très loin de la réelle diversité génitale.

Le phénomène est donc de plus en plus important, et des groupes féministes se sont emparés du sujet. Le 10 Décembre dernier, le groupe UK Feminista et les artistes de The Muffia (jeu de mot entre muff=chatte, et maffia) ont organisés une marche dans Londres afin d’avertir des dérives de cette chirurgie qualifiée de design vaginal.

Quel intérêt d’avoir une chatte esthétiquement plus agréable à regarder si elle en perd sa fonction primaire de machine à plaisir ?Alors les filles, à moins que vous n’ayez envie de vous regarder le minou telle Narcisse devant son miroir, laissez votre frifri faire son job. Et foutez la paix à vos babines.

Sayane

Photo : Muff March Harley Street (Alan Denney)

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