Le monde libre célèbre la chute du mur de Berlin avec faste et enthousiasme. Mais ces mêmes personnes, ces mêmes dirigeants qui se félicitent de cette guerre menée contre le communisme et
l’obscurantisme que font-ils pour obliger Israël, de surcroit condamné, à démolir ce mur de la honte et des lamentations en
Cisjordanie ? La réponse est d’une simplicité effroyable : Rien.
Une justice à plusieurs vitesses avec des criminels israéliens félicités dans de nombreux discours élogieux et des hors-la-loi récompensés par nos démocraties. Voilà la leçon de morale, de justice et de repentir que les dirigeants occidentaux nous font retenir de la Shoah : Plus jamais ça pour eux, mais que d’autres innocents crèvent, soient spoliés, humiliés, massacrés pour que cette religion puisse exister sur le cimetière d’un peuple ancestral.
Mais la réunification pour la paix ne serait-elle alors possible que pour satisfaire les desseins hégémoniques des grandes puissances ! Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne serait-il devenu qu’un vain slogan onusien pour tenter de faire
croire que la liberté existe encore pour tous ?
Pourtant il serait plus adéquat de dire aujourd’hui – Le droit des Etats à disposer des peuples. Cette antinomie révélatrice du droit devra quoiqu’il en soit se payer un jour. La casuistique
politique heureusement à ses limites, nous ne l’observons que trop souvent.
Alors ici à Ni’lin cet anniversaire a donné des ailes et de l’espoir à ce peuple palestinien parqué comme du bétail derrière une enceinte infranchissable en commençant à abattre symboliquement une partie du
Mur.
Non il ne s’agit nullement d'un tropisme primaire de la part des Palestiniens mais bel et bien d’un nouvel élan
de survie et de liberté.
Il se trouve que l’abnégation de toute une nation souhaitée par Israël et encouragée par le mutisme criminel des autres n’a pas lieu et n’aura jamais lieu, même au
prix d’une affliction paroxystique et d’une déréliction totale face à la cruauté des occupants bellicistes et de l'indifférence occidentale. Mais les ordres d'oppression israéliens ont eu raison de ce mouvement anti apartheid et l’armée est
venue tirer sur les manifestants en réprimant la foule une fois encore dans la
violence.
Mais ce coin du monde oublié volontairement ne sera-t-il pas demain la croix de ces nouveaux Ponce Pilate ? Cette histoire autodafée pour satisfaire aux exigences psychopathiques et sans concession d’une doctrine raciste qui se nomme – Sionisme- par la volonté divine cessera obligatoirement, et un jour ceux qui ont fait et laisser faire devront rendre des comptes.
A savoir aussit que : Mardi, la Chambre des représentants
des Etats-Unis a rejeté le rapport Goldstone comme étant « irrémédiablement biaisé » en défaveur d’Israël.
- Non c’est
un gag !?
- Non c'est vrai.
Le juge Richard Goldstone lui-même a envoyé la semaine dernière une lettre à la Chambre des représentants américaine en disant que le texte de la résolution américaine contenait « des
inexactitudes factuelles et des cas où les informations et déclarations sont manifestement prises hors de leur contexte ».
Il a proposé plusieurs corrections et clarifications des idées exprimées dans la résolution.
En réponse aux critiques du juge, trois parties de la résolution ont été modifiées ce mardi en précisant que Goldstone avait
demandé une extension du mandat de la Commission afin que son équipe puisse enquêter sur des plaintes selon lesquelles le Hamas avait violé le droit international pendant la guerre de
Gaza.
Il faut qu’Israël gagne du temps pour se blanchir et de digressions en corruption nous allons vers une condamnation des résistants à l’Occupation et encore une impunité totale pour les vrais criminels.
L’attaque israélienne disproportionnée, meurtrière et illégale en droit international nommée – Plomb durci- avec des
armes non conventionnelles contre des populations civiles, les rapports de l’agence onusienne prouvant que les boucliers humains ont été l’œuvre de Tsahal, les milliers de morts innocents et
les milliers de bombardement qui ont détruit l’infrastructure de Gaza, les centaines de maisons détruites, les arrestations arbitraires et les assassinats, sans oublier le blocus, le vol des
terres et des réserves de gaz, la privation d’eau, les checkpoints, la non assistance délibérée de personnes en danger par le refus de soins nécessaires et de médicaments, la
diaspora et la continuité des colonies, tous ces motifs ne sont pas suffisants aux yeux de la communauté internationale pour traduire ipso facto en justice les coupables. Mais que faut-il de
plus pour que l'once d'un sentiment humain puisse naître chez eux ?
Et bien à l'heure où le débat fait rage sur l'identité nationale et en
constatant cette iniquité et ce refus de contraindre les responsables de crimes à l'application des règles internationales de justice et des résolutions onusiennes, je ne suis
pas fière d'être une citoyenne française, je ne cautionne en rien cette indifférence vis-à-vis d'un peuple qui souffre et qui a besoin d'aide, et je n'approuve en rien ce soutien
sans condition à des politiques racistes et d'apartheid.
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