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DSK : François Hollande Ment au sujet de Tristane Banon. Qui pourrait ensuite lui faire confiance ?

Publié par Diatala sur 21 Juin 2011, 10:11am

Catégories : #Dossier DSK

 

2946701122_b19321d104.jpg Dans son cabinet parisien, David Koubbi, avocat de Tristane Banon, la jeune femme qui dit avoir été sexuellement agressée   par Dominique Strauss-Kahn  , se met en colère : « C'est insupportable de voir François Hollande  , un responsable politique, qui sollicite le vote des Français, frappé d'amnésie soudaine, pour le dire poliment. Son directeur de cabinet [Stéphane Le Foll, ndlr], bien placé pour s'en souvenir, indique clairement que Hollande est intervenu en direct. » Selon les informations de l'avocat de Tristane Banon, le candidat à la primaire socialiste 

ment quand il dit n'avoir pas eu connaissance de ce fait ou de sa gravité – cela varie selon son humeur.

Source : http://www.rue89.com/2011/06/20/sur-dsk-tristane-banon-sest-sentie-trahie-par-hollande-209608

 

David Koubbi a accepté de nous donner la version de sa cliente :

  • François Hollande appelle Tristane Banon « dans les jours ou les semaines » qui ont suivi les faits – nous sommes au premier trimestre 2003 ;
  • auparavant, celui qui était alors premier secrétaire du PS a beaucoup insisté auprès de la mère de Tristane Banon, Anne Mansouret, pour que sa fille porte plainte (« plusieurs conversations téléphoniques ») ;
  • ils s'entretiennent finalement ;
  • il lui dit aussi qu'il a donné un conseil à sa mère et qu'il espère qu'elle va le suivre.
  • 

En novembre 2008 : « Je pense beaucoup à vous ces temps-ci »

Cette version va dans le sens de celle de la mère de Tristane Banon, qui a déclaré à Mediapart, il y a un mois :

« Il a été formidable, d'une gentillesse… Il a téléphoné personnellement à Tristane, il a été superbe. »

 

Elle corrobore aussi celle du gaffeur Stéphane Le Foll qui avait également accepté de répondre à Mediapart :

« Je n'ai pas eu directement à gérer cette affaire. Mais je sais que cela a été évoqué, François a essayé de le faire de façon très respectueuse. Il avait appelé Tristane Banon, il n'a pas cherché à imposer quoi que ce soit, il l'a écoutée et a essayé de la rassurer. C'était lui en direct qui gérait. »

 

D'autre part, David Koubbi affirme que François Hollande a croisé Tristane Banon en novembre 2008 à la Foire du livre de Brive-la-Gaillarde (Corrèze). Il serait venu la voir à son stand et lui aurait dit :

« Je pense beaucoup à vous ces temps-ci. »

 

Quelques jours plus tôt, en octobre 2008, l'existence d'une enquête interne du Fonds monétaire international (FMI) pour népotisme, liée à une « liaison » entre DSK, alors directeur, et la Hongroise Piroska Nagy, était révélée.

En mai 2011 : « Si j'avais utilisé cette rumeur, qu'aurait-on dit ? »

C'est précis et ce n'est pas ce que raconte François Hollande. A propos de l'épisode Tristane Banon, il patauge. Le 20 mai, en déplacement à Dijon, François Hollande a affirmé, à bord du TGV, selon l'AFP :

« Je n'ai jamais eu connaissance des faits de la gravité qui ont été à un moment évoqués […]. Les rumeurs, elles existaient mais je n'ai jamais conçu que mon rôle était de faire la police au sein du PS. »

 

« Si les faits avaient été démontrés, je pense qu'une plainte aurait été déposée », a-t-il dit tout en ajoutant : « Je ne veux pas dire qu'il n'y ait pas eu de faits. »

Rue89 était dans ce train. Il a aussi demandé :

« Si j'avais utilisé cette rumeur qu'aurait-on dit de moi ? »

 

Sur France Inter : « Je n'avais aucune connaissance de ce fait »

Trois jours plus tard, il nous « emmêle » encore un peu, dans la matinale de France Inter :

« En ce qui me concerne, j'entendais comme vous tous, je suis allé souvent dans vos studios et il y avait un animateur qui avait donné quelques échos à des rumeurs.

Mais moi je ne suis pas dans la rumeur. » (Voir la vidéo)

 

Le journaliste de Radio France demande s'il maintient n'avoir pas de souvenir de l'agression dont se plaint aujourd'hui Tristane Banon.

« Je n'avais aucune connaissance de ce fait. »

 

Patrick Cohen le met ensuite face aux déclarations de son directeur de cabinet, Stéphane Le Foll :

« Non, il y a eu des rumeurs là aussi. Je n'ai eu aucune connaissance des faits réels ou supposés qui ont été dévoilés. »

 

L'avez-vous appelée ?

« Ecoutez, c'était il y a dix ans, je n'en ai pas le souvenir donc je ne peux pas confirmer cette information. »

 

Selon David Koubbi, Tristane Banon se sent « trahie ». Elle le croyait honnête.

Taubmann ajoute trois chapitres au « Roman vrai de DSK »

L'autre information importante dans le témoignage livré par son avocat, c'est la date des rencontres entre l'écrivaine et DSK. Depuis le début de l'affaire, les médias évoquent l'année 2002. Ils se trompent, c'est l'année suivante.

Cette date est importante dans la mesure où le délai de prescription de dix ans court encore au moins un an.

Seul Michel Taubmann, auteur d'une biographie de Dominique Strauss-Kahn – « Le Roman vrai de Dominique Strauss-Kahn », éd. du Moment, juin 2011 –, semble avoir la bonne date (février 2003, dans son livre). Comment l'a-t-il obtenu ?

« Il suffit de ressortir les agendas. »

 

Celui de Dominique Strauss-Kahn ? Le journaliste ne « peut » rien nous dire. Toutes ces réponses se trouvent dans la réédition de son livre, le 30 juin (sous embargo). Trois chapitres en bonus :

« Je ressors l'entretien que j'ai eu sur Tristane Banon avec Dominique Strauss-Kahn et je développe beaucoup sur ce qu'il s'est passé. Il y aura des éléments nouveaux sur l'affaire. »

 

Pourquoi ne pas avoir sorti cet entretien dans la première édition ? Il répond qu'il faisait alors un livre sur « un présidentiable ». Il s'est demandé avec son éditeur s'il fallait donner plus d'importance à cette affaire. Ils ont jugé que non.

Photo : François Hollande en déplacement à Dijon (Côte-d'Or), le 20 mai 2011 (Audrey Cerdan/Rue89).

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