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Crimes antisémites : Commémoration des 235 civils massacrés

Publié par Diatala sur 12 Avril 2012, 10:40am

Catégories : #Gaza - Palestine

Crimes antisémites : Commémoration des 235 civils massacrés


 

235 villageois, hommes, femmes et enfants, ont été massacrés par les gangs sionistes le 9 mai 1948 à Deir Yassin. Un massacre parmi de nombreux autres, qui se sont déroulés alors qu’il n’y avait pas un seul soldat de la Ligue arabe en Palestine.

 

source http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=12027

Nous n’oublierons jamais Deir Yassin

Le 9 Avril 1948, un grand nombre [235] de civils palestiniens ont été massacrés dans le village de Deir Yassin dans une opération conjointe de différentes forces sionistes : l’Irgoun, le Lehi et la Haganah.

Le récit sioniste sur les événements de 1948 et la Nakba - le mot arabe pour le nettoyage ethnique de la Palestine - parle de la guerre comme d’une guerre défensive où il n’y avait pas d’intention de la part des forces israéliennes de changer par la force les données démographiques.

Ce récit prétend même que les réfugiés ont été créés au cours des hostilités qui ont débuté lorsque cinq armées arabes sont entrées en Israël le lendemain de la proclamation de son indépendance le 15 mai 1948.

Trop souvent, les gens qui parlent de « faire la paix » recommandent d’oublier l’Histoire et d’aller de l’avant sans se perdre dans des « récits controversés » sur cette période. Mais la paix ne peut se faire sans redresser les injustices passées et cela n’est possible qu’en disant ce que sont ces injustices.

Le récit sioniste, sur la défensive, prétend que les injustices ne sont pas le fait d’Israël et c’est là que la discussion devient impossible.

Mais il existe des fait simples, indéniables, sur lesquels deux personnes saines d’esprit, sionistes ou non, devraient être en mesure de s’entendre. Par exemple, je pense que nous pouvons tous convenir que le 9 avril 1948 se situait avant le 15 mai 1948. Ce n’est pas une question de point de vue, mais de chronologie.

Lorsque vous considérez l’Histoire - même des versions documentées par les historiens israéliens exploitant des archives officielles israéliennes - ce que vous apprenez, c’est qu’une partie très significative de tous les réfugiés ont été créés bien avant le 15 mai 1948. S’il n’y avait pas eu ces centaines de milliers de réfugiés se précipitant vers les États arabes limitrophes et les massacres comme celui de Deir Yassin, les armées arabes n’auraient probablement pas été obligées d’intervenir.

De toute évidence, la narration sioniste laisse des trous importants dans une chronologie aux faits indiscutables. Mais la séquence n’est pas le seul problème. L’autre point de discorde est que les sionistes prétendent est que leurs actions pendant la guerre étaient défensives et ne visaient pas à vider la Palestine de ses habitants.

L’objectif du mouvement sioniste était d’établir un État juif sur la terre de la Palestine, laquelle disposait pourtant d’une très large majorité non-juive faite d’Arabes palestiniens. Grâce aux années d’immigration, les sionistes ont réussi à passer de 11 pour cent des habitants de la Palestine en 1922 à environ 30 pour cent en 1946.

 

La création des réfugiés

 

L’objectif sioniste, qui était irréalisable pendant des décennies, a porté ses fruits après 18 mois d’hostilités, lorsque les Juifs se transformèrent tout d’un coup en 85 pour cent de la population de l’Etat d’Israël. Ainsi, le récit sioniste veut vous faire croire que le rêve sioniste d’établir un État avec une majorité juive - irréalisable sans la guerre - ce serait réalisé complètement par hasard.

Accepter une telle version des faits serait faire preuve d’un incroyablement naïveté.

D’aussi radicaux changements en matière de démographie dans un territoire donné ne se produisent pas par accident. Dans l’ère moderne, ils sont invariablement le résultat d’​​initiatives volontaires.

Avant le 15 mai 1948, l’armée israélienne, ou la Haganah, a été engagée dans la conquête et la destruction d’un grand nombre de villages peuplés de civils - qui n’étaient en rien des installations militaires. Il n’y a pas vraiment d’explication « défensive » pour la démolition de dizaines de villages dans leur intégralité. Le seul objectif possible à l’origine de ces actions était d’empêcher les Arabes palestiniens d’avoir des maisons où continuer à vivre, et donc les forcer à partir ailleurs.

En mars 1948, les États-Unis - qui apparaissait comme la nouvelle superpuissance après la Seconde Guerre mondiale - ont décidé de retirer leur appui au plan de partage de 1947 des Nations Unies, car le vide du pouvoir créé par la fin imminente du mandat britannique provoquerait « le chaos , de violents combats et beaucoup de pertes de vies humaines en Palestine ».

Voyant cela, les sionistes savaient que leur chance de parvenir à un État juif par des moyens diplomatiques serait retardée, ou risquait même de devoir être totalement abandonnée. Ils ont décidé d’y parvenir par la force. C’est pourquoi le dépeuplement de la Palestine par la force s’en est trouvé accéléré.

En l’espace de 45 jours, avant le 15 mai 1948, près de 170 villes et villages ont été dépeuplés, ce qui représente environ 380 000 réfugiés. Cette période, avant l’entrée en Palestine des armées arabes, a vu le taux le plus élevé de création de réfugiés entre 1947 et 1949. L’usage de la force pour changer la démographie du pays était en plein essor.

Nous n’arriverons à aucune paix israélo-palestinienne si l’on ignore ce passé.

Alors que nous avons été nombreux à célébrer la Pâques ce week-end, nous devrions tourner notre attention aujourd’hui sur l’anniversaire d’un massacre et d’un exode au cours duquel ce massacre a eu lieu.

Israéliens et les Palestiniens n’iront nul part ensemble s’il n’est pas tenu compte des crimes qui ont permis l’édification de l’état d’Israël.

* Yousef Munayyer est directeur exécutif du Centre palestinien à Washington, DC.

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