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Bahreïn : Les Saoudiens ont envahi le pays

Publié par Diatala sur 16 Juin 2011, 07:55am

Catégories : #Armes Anti-émeutes - Indignés et Soulèvements

250px-Robert_Fisk-_Christchurch-_2008-copie-1.jpgRobert Fisk (né en 1946) est un journaliste anglais, grand reporter et correspondant au Proche-Orient du journal britannique The Independent. Il est qualifié par le New York Times comme « le plus grand reporter britannique à l'étranger ».

Les accusations portées contre eux sont un tissu de mensonges...

 

Le Bahreïn n’a pas invité les Saoudiens à envoyer leurs troupes... Les Saoudiens ont envahi le pays puis ils ont reçu une invitation post-datée.

 

Le Bahrein est une chasse gardée américaine, et à ce titre tous nos courageux "droitsdel’hommistes" s’écrasent, comme toujours... Ici, soigné dans l’hôpital de Manama, un blessé grave victime de la violence sans limites des Saoudiens et de la clique

La famille Khalifa est-elle devenu folle ? Hier, la famille royale de Bahreïn a démarré un procès complètement truqué contre 48 chirurgiens, médecins, paramédicaux et infirmières, les accusant de vouloir renverser la monarchie de fer-blanc de cet émirat à minorité sunnite. Les accusés devant cette cour militaire si manifestement inéquitable, font partie, bien sûr, de la population chiite majoritaire de Bahreïn.

Comme j’ai été le témoin de leurs efforts héroïques pour sauver des vies en février, je peux affirmé - parlons avec une franchise que les dirigeants de Bahreïn normalement demandent - que les accusations sont un tissu de mensonges.

J’ai vu ces médecins - trempés du sang de leurs patients alors qu’ils tentaient désespérément de panser les blessures par balles de manifestants pro-démocratie abattus de sang froid par des soldats et des policiers de Bahreïn - aujourd’hui soumis à un procès. J’ai vu des policiers armés qui refusaient de permettre aux ambulances de recueillir les blessés sur la route où ils avaient été abattus.

Ce sont les mêmes médecins et infirmières aux côtés de qui je me trouvais il y a quatre mois dans la salle d’urgence de l’hôpital Sulaimaniya, certains d’entre eux pleuraient alors qu’ils tentaient de faire face à des blessures par balles comme ils n’en avaient jamais vu auparavant.

« Comment peuvent-ils faire cela à ces gens ? » me demandait l’un d’eux. « Nous n’avons jamais traité des plaies traumatiques comme celles-ci auparavant. » A côté de nous était couché un homme avec des blessures par balles dans la poitrine et sur les cuisses, toussant du sang sur le plancher.

Les chirurgiens avaient peur de ne pas avoir les compétences pour sauver ces victimes des violences policières. Maintenant, la police a accusé les médecins et le personnel de tuer les patients que la police a elle-même abattus.

Comment ces magnifiques médecins hommes et femmes auraient-ils tenté de « renverser » la monarchie ?

L’idée que ces 48 accusés soient coupables d’une accusation si vicieuse n’est pas seulement absurde. C’est de la folie, une perversion totale - ou plutôt tout le contraire - de la vérité. La police a tiré sur les manifestants à partir d’hélicoptères.

L’idée selon laquelle une femme et son enfant sont morts parce qu’ils ont été repoussés par les médecins qui leur auraient refusé un traitement médical est un fantasme. Les seuls problèmes rencontrés par le personnel médical à l’hôpital Sulaimaniya - j’en ai été témoin et, contrairement aux autorités de Bahreïn, je ne mens pas - ont été ceux causés par les policiers cruels qui empêchaient les patients d’atteindre l’hôpital.

En vérité, bien sûr, la famille Khalifa n’est pas folle. Pas plus que la minorité sunnite de Bahreïn n’est intrinsèquement mauvaise ou sectaire. La réalité est claire pour quiconque voit le Bahreïn aujourd’hui. Les Saoudiens sont maintenant aux commandes dans le pays. Ils n’ont jamais reçu une invitation pour envoyer leurs soldats soutenir les « forces de sécurité » du prince couronné bahreïni, qui n’est pas un homme mauvais. Ils ont tout simplement envahi le pays et ont reçu une invitation post-datée.

La destruction ultérieure des anciennes mosquées chiites de Bahreïn a été un projet saoudien, en totale cohérence avec la haine de style taliban du royaume vis à vis de tout ce qui est chiite. « Est-ce que le Premier ministre bahreïni pourrait être élu ? », ai-je demandé à un membre de la cour royale en février dernier. « Les Saoudiens ne permettraient pas cela », répondit-il. Bien sûr que non. Parce qu’ils contrôlent désormais Bahreïn. D’où le procès des médecins dans le style saoudien.

Le Bahreïn n’est plus le royaume de la famille Khalifa. Il est devenu un palatinat saoudien, une province confédérée de l’Arabie saoudite, un état fantoche à partir duquel tous les journalistes doivent maintenant utiliser l’entête suivante : Manama, Bahreïn occupé.

 

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