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Je n’aborderai pas la théorie de selon laquelle « L’Homme descend du singe ».
Pour répondre à la demande de Marie.)
Mais par contre, (j’ose) aborder la théorie darwinienne selon laquelle « le plus fort » triomphe toujours « du plus faible ». Et si cette théorie était fausse, erronée dans l’absolu. Et si les plus faibles étaient ceux qui avaient contribué à cette fabuleuse évolution, à la survie de l’espèce. Evidemment elle remettrait en cause le bien fondé de certains dogmes, doctrines et nuirait considérablement au système évolutif imposé par la force des puissants et, le concept même, de nos belles sociétés et démocraties.
La sélection naturelle selon Darwin est, que l’espèce peut continuer à se perpétrer en se reproduisant uniquement avec les meilleurs, les plus forts des mâles et des femelles, qui auraient une activité sexuelle féconde et qui seraient de surcroît en bonne santé, parait purement logique, mais n’est pas forcément une réalité constante et décisive de l’évolution.
Nombreux sont les mâles « dominés» qui ont été rejetés du clan et qui ont dû créer leur propre clan pour pouvoir survivre et s’imposer ensuite comme dominants, face à d’autres clans dominants. Pourquoi ont ils été rejetés ? Car ils devenaient une menace pour les dominants, et devaient donc être chassés en tant que dominés, pour conserver ainsi la suprématie des plus forts.
Si l’on prend également en exemple un groupe qui freine et retarde considérablement l’évolution des autres, que vous le bannissez, l’excluez du clan, de la tribu ou de la société ( si, il peut être rejeté, c’est qu’il est (par nature) plus faible, inférieur en nombre, donc incapable de se défendre face à la force majoritaire et dominante). Que fera t il ? En un premier temps, il devra se regrouper ailleurs, choisir un chef, un leader, donc un dominé, devenant à son tour dominant, au sein des autres dominés rejetés, (eh oui, logique). Se restructurer socialement en établissant ses propres codes. Puis ce groupe mis au ban de la société (dite la plus forte), « devra développer de nouvelles facultés » pour survivre hors du groupe initial. Ce qui n’aurait jamais été le cas si l’exclusion ne s’était produite et qu’il était resté en milieu non « hostile » et familier. Mais un groupe peut tout naturellement, également, se désolidariser, refuser de s’adapter à un système qu’il considère comme sectaire, non productif pour lui, en désirant s’affranchir du joug de la domination et en sortant de sa condition de « dominé », en le quittant. Si il refuse de s’adapter, est il pour autant, faible, inadaptable ailleurs et autrement ? Bien sûr que non.
Restons sur la notion des plus faibles. Pour moi, c’est ce principe d’hostilité, de rejet, d’exclusion des plus faibles puis, ce manque de repères soudain qu’ils doivent assumer, qui a peut être obligé les espèces dont, l’hominidé, à trouver de nouveaux mécanismes et de nouvelles facultés de survie. Facultés cognitives, qui seraient latentes dans la mémoire génétique des plus faibles et des rejetés, et non dans celle des plus forts, qui eux, n’ont nullement besoin de créer et de déployer de nouvelles ingéniosités vitales pour la survie du groupe, de la société, pour la conservation de places acquises.
L’anthropologie et l’éthologie établissent des théories d’évolution et définissent des critères comportementaux, en élaborant leurs résultats sur des analyses factuelles, par comparaison et similitude. Mais si une expérience était menée autrement, en prenant un ensemble d’individus que l'on dit faibles, dominés (non pas malades) en les laissant évoluer seuls, dans un nouveau milieu, bien sûr, sans aucune assistance, ni traitement ; Que se passerait il ? Et bien je pense qu’il se développerait autrement, sans extinction du groupe et finiraient par devenir une force dominante dans ce nouveau contexte. En prenant en compte, évidemment, l’échelle du temps, qui est essentielle. La survie par les plus faibles, apparaîtrait peut être comme une autre théorie de l’évolution.
Les peuples affamés auront un jour avec le temps, la suprématie sur ceux dit, « les plus forts » aujourd’hui. Les communautarismes sont l’exemple type d’une minorité rejetée, affaiblie, mais qui déploie et déploiera toutes les facultés de survie pour se reconstruire, résister, s’imposer, en vivant autrement hors du groupe dominant. Si vous prenez un individu faible, non préparé aux aléas de la vie, qui traverse des épreuves douloureuses, voire insurmontables au départ, que fera t il? Il y a trois possibilités qui peuvent survenir. 1er/ Il perd encore plus confiance en lui et refuse le combat en s’isolant ou en mourant. 2éme/ Il est soutenu par le système et assisté par celui-ci, sans développer aucune faculté de survie et en restant donc dominé. 3éme/ Il développe de nouvelles fonctions de survie et s’intègre dans un milieu hostile, comme dominé, devenant lui-même à son tour dominant. Alors pourquoi les plus faibles ne deviendraient ils pas à tour de rôle, les plus forts sur l'échelle évolutive ? Ce qui pourrait expliquer, (pourquoi pas) que la force acquise dominante, deviendrait un danger, une menace réelle pour l’espèce sur le long terme. Et qu’au contraire, les faiblesses, l’exclusion conduiraient à des « mécanismes Puissants » de survie qui, ipso facto, perpétueraient l’espèce.
Bon ! Ce n’est pas facile à expliciter, mais j’ai fait de mon mieux.
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