Partager l'article ! Benoît XVI et la levée d'excommunication d'un évêque révisionniste: Je ne souhaitais pas aborder le sujet tellement il peut prêter à confu ...
Je ne souhaitais pas aborder le sujet tellement il peut prêter à confusion et faire naître une polémique difficile
à gérer. Mais après quelques réflexions et vivant dans un des pays où la liberté d’expression est - sacrée, je voulais soulever quelques
interrogations face à la clémence accordée par le pape à un évêque révisionniste. Il est clair et, sans ambiguïté, aucune, que je ne doute en rien de la cruau
té et des exactions commises par le nazisme et encore moins de ses théories racistes, abjectes et démoniaques et, principalement, celle infligée aux
Juifs.
Chacun d’entre nous a été étonné, voire, stupéfait que Benoît XVI lève l’excommunication de quatre évêques ordonnés illicitement par Mgr Lefebvre mais, surtout et principalement, par celle de l’un d’entre eux qui était qualifié de révisionniste pour avoir remis en cause le nombre de morts de la Shoah et l’existence des chambres à gaz.
La première réaction a été de se dire :
Le Pape, vu son âge, a certainement le cerveau qui se liquéfie et doit perdre son latin un peu plus chaque
matin.
Mais, ensuite, nous savons qu’il est aussi entouré par les autorités du Saint-Siège les plus éminentes qui, elles, ont des neurones en pleine activité et que les vaticanistes spécialistes qui l’entourent sont là pour éviter que le Saint-Père ne puisse déraper.
Alors que signifie cette levée d’excommunication très singulière d’un évêque dit, révisionniste ; sans parler de celle des trois autres ? Sachant que Mgr Williamson réitérait dans une interview télévisée très très récente les mêmes propos dits, négationnistes.
- Quel message la plus haute autorité du Vatican veut-elle faire passer aux fidèles de l’Eglise romaine et, bien évidemment, aux autres religions ?
- Le pape peut-il prendre le risque de passer lui- même pour quelqu’un qui adhère à la thèse révisionniste ?
- Doit-on penser que cet acte rédempteur s’appuie sur des éléments que nous ignorerions ou sur un simple désir fraternel ?
- Comment le Saint-Siège peut-il absoudre par un décret officiel et, de surcroît, rendu public, un évêque qui tenait encore hier le même discours tout en ayant la conscience tranquille et sans avoir peur du regard réprobateur de Dieu et de sa sentence divine ?
- Sachant que le révisionnisme est considéré comme le crime le plus grave envers la mémoire des victimes de l’holocauste, et qu’il est impossible de remettre en cause son histoire et sa véracité, comment cette action de pardon inédite peut-elle avoir eu lieu ?
- Pourquoi cette levée intervient-elle juste après le massacre injustifié de milliers de Palestiniens ?
- Et pour terminer, pourquoi cette précipitation même si la demande d’annulation du décret d’excommunication avait été formulée bien antérieurement ?
D’ailleurs pourquoi craindre et damner ceux qui remettent en cause la réalité de la Shoah si il n’y à rien à craindre et aucun document ou aucun témoin sérieux venant la contredire, preuves à l’appui ; évidemment ? Ce n’est pas quelques individus isolés et mis au ban des accusés qui convaincront des millions de personnes que les chambres à gaz n’ont pas existé et que les victimes de cette boucherie sont au nombre de 200 000 ou 300 000.
Certains nient bien le génocide arménien et rwandais sans que les esprits occidentaux ne s’en émeuvent pour autant. D’autres nient la diaspora et le génocide palestiniens ou les justifient par la nécessité de retrouver pour les Juifs leur Terre promise et en second pour assurer la sécurité d’Israël.
L’absence de critiques et l’interdiction officielle de celle-ci est encore plus dangereuse pour les défenseurs d'une cause, car, elle pourrait à elle seule montrer une réelle fragilité
et permettre de se poser des questions, là, où personne n’aurait envisagé auparavant… émettre le moindre doute.
Quoiqu’il en soit, je déplore, néanmoins, une chose grave. Il est hautement condamnable d’oser remettre en cause une vérité historique et il reste bénin de tuer de nos jours des milliers d’innocents.
Sont exclus et condamnés ceux qui remettent en cause une partie notre histoire, mais, sont absout de tous péchés
ceux qui commettent des crimes de sang aujourd’hui.
N’ y aurait-il pas une flagrante et singulière injustice et une honteuse partialité ?