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Récession, Crise, Crack, Crash, Choc, Chaos, Dépression. Les mots sont nombreux pour
parler des conséquences d’une gestion frauduleuse entretenue et orchestrée par de puissants groupes financiers. La guerre est avant tout et surtout au sein d’un conglomérat
financier qui rivalise de concurrence entre professionnels.
Si le laisser-aller et les manques de contrôles évidents sont responsables de cette
conjoncture inquiétante, si rien n’a été opéré en temps voulu pour, non pas circonscrire cette débâcle financière et ces banqueroutes, mais pour les éviter, n’est-il pas normale de se poser
cette simple question : Pourquoi ?
Ces manipulations boursières ne sont-elles pas tout simplement une réelle conspiration visant à enrichir certaines catégories de spéculateurs qui rachètent à vil prix des institutions
concurrentes ? Cela paraît être une évidence, sans doute un truisme pour les spécialistes.
Il serait naïf de penser que cette guerre financière ne laissera sur le champ de bataille que des vaincus, des blessés et des morts. Cette croisade du Capital contre le Capital ne sera pas perdue
pour tous, elle engendrera un capitalisme financier encore plus restreint, encore plus pervers et, tout cela, au détriment d’une restructuration profonde et complète de ce système ;
malheureusement.
Ite missa est. La politique de sauvegarde du plan Paulson a été adoptée (700 milliards de dollars) pour sauver les banquiers de Wall Street. Elle consiste à sortir de la merde ceux qui ont plombés délibérément tous les marchés. "C'est-à-dire leur dire : Ce que vous avez fait n’est pas bien, voire criminel. Mais bon. Nous allons oublier le mal que vous avez fait en vous déclarant irresponsables et non coupables. Nous allons vous aider à vous relever pour continuer vos opérations criminelles en faisant payer à terme vos sales manipulations par « les innocents aux mains vides de dollars ».
Un des premiers buts de ce sauvetage titanesque étant, soit disant, de
sauver les crédits. Un système de crédits intempestifs qui fait marcher l’économie à reculons en appauvrissant d’une manière éhonté les classes modestes et moyennes (le pourcentage de
consommateurs le plus élevé) tout en enrichissant encore d’avantage les très riches. Non seulement les contribuables sont essorés en s’affranchissant d’impôts qui seront détournés pour
mener toutes les guerres contre d’étranges ennemis, mais dorénavant ils le seront pour que vive le Terrorisme financier. Il
faut conserver un système psychotique ; C'est la logique;-) Quoiqu'il en soit, pour l’administration américaine, cette crise est également un bon moyen de contrôler les marchés
lucratifs.
Face à la crédulité et au béotisme de certains, la complicité malveillante des autres,
ces quelques mercenaires de la finance ont dégainés leurs armes spéculatives sans se soucier des victimes qu’ils faisaient et sans que personne ne déploie de bouclier et d'armes de défense.
Il faut que cela cesse.
Ce mercenarisme a contribué à l’effondrement des marchés financiers et aura des répercussions sur le système monétaire et économique international, malgré les plans de sauvetage et les
déclarations de bonnes intentions. Alors, dans ces conditions,
quand on laisse délibérément une structure boursière financière et économique s’effondrer, comment ne pas s’inquiéter des répercutions inhérentes à cette dramatique stratégie ? Comment dire
avec certitude aux petits épargnants que leurs économies et leurs fonds de pension ne seront pas touchés et que rien ne justifie la peur et l’angoisse d’un avenir noir ?