Vendredi 19 octobre 2007
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Henri Guaino monte au créneau ici et fustige les enseignants rétifs et ceux qui sont carrément opposés à la
lecture le 22 octobre prochain de la lettre du jeune résistant communiste arrêté sous Pétain, Guy Môquet. Ce qui lui fait préciser : « Cela amène à s'interroger sur ce que doivent
être les devoirs d'un professeur dont la nation a payé des études, dont la nation paie le salaire et auquel la nation confie ses enfants». Et pan dans les dents ! Il ne mâche pas ces
mots le Guaino !
Alors doit-on s’offusquer de la demande faite par le Président de la République
de commémorer la mort du jeune résistant ? Les enseignants eux, veulent garder le libre choix de leur pédagogie. Il est vrai que différentes interprétations peuvent se
concevoir à la lecture de cette ultime lettre et une certaine prudence serait de mise.
Doit-on y voir alors une instrumentalisation de l’histoire et une quelconque manipulation des esprits, comme l’évoque la gauche ? Doit-on y voir une récupération politique
quelconque ? Personnellement je trouve cette initiative intéressante sur plusieurs points et en voilà mon interprétation ; Montrer à nos enfants que le courage et la dignité sont
des valeurs nobles et qu’il n’y a pas d’âge pour les posséder, ni de conditions sociales particulières ou circonstances particulières ; Ensuite, leur faire comprendre qu’ils sont des enfants
particulièrement privilégiés face à ces périodes douloureuses du passés et qu’ils doivent, à ce titre, en tirer le meilleur enseignement pour eux-mêmes ; Mais également, leur montrer
que la souffrance peut offrir ce courage qui manque si souvent aux autres. Et enfin, Il n’avait pas 18 ans, et sa mort comme celle des milliers autres jeunes doit aider les nouvelles
générations à œuvrer pour la paix et à refuser l’inacceptable. Chacun son interprétation !
Xavier Darcos propose dorénavant une « journée de commémoration de la Résistance » pour ne pas froisser les
enseignants.