Mardi 16 octobre 2007
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Si l’imagination n’a pas de limite elle peut parfois surprendre et même opérer de manière contraire au but
recherché. Le président d'Alcéane, l'office public de HLM de la ville du Havre est à l’origine ici de ce projet qui a pour finalité de détourner
les jeunes de banlieue des halls d’entrée et cages d’escalier régulièrement vandalisés. Une fois de plus la forme est traitée et le fond ignoré. Cette première expérience a été un échec
total puisque ce faux hall a été également complètement détérioré. Il ne s’agit en fin de compte que d’un transfert de lieu pour une jeunesse souvent oisive, rebelle et violente. Cette
initiative est plus que surprenante, elle voudrait inscrire, dans l’esprit de ces jeunes, qu’ils ont dorénavant un lieu approprié de rencontre et de convivialité dans une cage posée sur une
pelouse. Singulière analyse du problème. Que cela soit considéré comme une insulte ne m’étonne pas car, c’est une insulte et, une incitation de plus au désoeuvrement. Ils ne sont pas des animaux
à parquer dans une cage et derrière des vitres pour éviter des déprédations et, leur montrer qu'ils ne méritent pas mieux que cela est une offense. Comment peut-on offrir un espace
réduit de ce type et faire croire que la sociabilité et le civisme se découvrent et s’appliquent dans de telles conditions. La mise à disposition de cette boîte qui est le fac-similé d’un lieu où
cette jeunesse n’est plus tolérée et, pour cause, est le signe d’une réelle incompétence à leur trouver des centres d’intérêts, du travail et des espaces de rencontre civilisés. Le résultat de ce
projet est uniquement le déplacement du problème à quelques mètres. Ce qui ne résoudra en rien les difficultés rencontrées dans ces cités. Mais le directeur d’Alcéane a - Son explication- :
« Mais ne rien faire serait le reproche fondé et légitime qui nous affecterait le
plus. ». Par cette réponse, il avoue lui-même que l’essentiel est de sauver sa réputation et non, de trouver de vraies solutions adaptées pour aider ces jeunes
et, que de faire n’importe quoi, vaut mieux que de ne rien faire. Pitoyable !