Jeudi 27 septembre 2007
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Ce qui restait à craindre est arrivé, les forces de sécurité birmanes ont réitéré leurs tirs aujourd’hui sur les
manifestants tuant neuf personnes. Une situation difficilement compréhensible dans un pays où la violence n’existe plus entre les nombreuses ethnies (plus d’une centaine) que, la majorité de la
population vit en milieu rural et qu’elle est composée de plus de 80% de bouddhistes donc, de non violents. Une situation qui ne devrait pas effrayer la Junte. Un pays d’apparence
très, très paisible pour l'avoir visiter longuement mais, où les richesses sont spoliées par des généraux sans scrupules qui oppressent leur peuple.
Que va faire la Chine ? La France demande de cesser tous les investissements en Myanmar mais, Total, la principale entreprise intéressée rétorque qu’elle n’investit plus depuis dix ans. De
plus, demander le gel des investissements ne changera en rien la tuerie qui s’exerce actuellement aux yeux du monde. Sachant que les sanctions économiques prises envers un pays desservent
toujours le peuple et le condamne la plupart du temps à tomber encore de plus en plus dans la misère ; à quoi servent réellement ces mesures. Je n’ai jamais compris ce système qui affamait
encore davantage les malheureux.
Pourquoi un émissaire français ne serait-il pas envoyé en Chine pour demander à Pékin de redresser fermement la
situation et d'imposer à la junte une totale retenue ? Comment laisser faire cela aujourd’hui et, peu importe les raisons officieuses, cela reste inadmissible.
Mais il vrai que la Birmanie fait partie de l’axe du mal et cela peut être un moyen détourné à l’heure actuelle pour faire plier la Chine devant les exigences de Washington. Ces généraux étant
partagés pour le pouvoir et cupides, ils peuvent se vendre au meilleur.
Il est quand même singulier que cette révolution bouddhiste intervienne quand la Chine s’oppose aux plans impérieux américains. Car, croyez-moi, pour faire descendre des
moines bouddhistes dans la rue en s’opposant à la répression d’un régime totalitaire et, de plus, avec insistance, il faut une stratégie précise d’une grande puissance.